Accéder au contenu principal

Sélection

5 grands moyens de traiter le SIBO = colonisation bactérienne chronique de l'intestin grêle

SIBO (Small intestinal bacterial overgrowth) en anglais, ou: Colonisation bactérienne de l'intestin grêle peut être une pathologie très frustrante et récalcitrante à traiter. J'ai d'ailleurs été moi même confrontée à la question ces dernières années en essayant différentes approches pour remédier à ma propre bataille contre un cas de SIBO à dominance méthane assez sévère.

En parcourant moi même le net j'ai effectué énormément de recherches pour essayé de compléter les conseils qui m'ont été donnés par des praticiens de santé. Il y a tellement de ressources intéressante disponibles concernant le SIBO, seulement il faut beaucoup de temps pour tout éplucher (sans mentionner l'endurance mentale) pour jauger et comprendre malgré les informations contradictoires.
Done j'ai pensé qu'il serait vraiment bien de partager les sites utiles et de bons articles pour vous aider dans votre voyage contre le SIBO. Voici donc 5 sites (anglais) que je lis régulièrement.

#…

Solitude

Aujourd'hui comme update de ma vie de lymée - nouvel épisode, je voulais parler de la solitude qu'engendre la maladie chronique - long terme et le stigma autour.

D'un point de vue extérieur, voyant quelqu'un qui se bat avec autant de ferveur contre une maladie comme le cancer, les maladies dégénératives autre, ça entraîne une élan de solidarité et d’empathie ainsi que d'admiration. Avec lyme ce n'est pas la même histoire, le corps médical n'étant déjà pas convaincu de l'horreur de la maladie et atteignant un point de méconnaissance du sujet proche du néant, il est encore plus difficile pour le parfait français lambda de se faire une idée sur la maladie, puis qu’aucune campagne ne montre l'ampleur et la gravité de la chose.

---

Today I wanna talk about solitude, how being chronically ill brings a huge amount of solitude and stigmatization.

From an external's point of view, seeing someone struggling with so much strenght against a disease like cancer, degenerative illnesses and so on, always brings a fair amount of compassion and empathy and I would even say admiration with it. With Lyme disease it's another story, the medical field doesn't even have the knowledge that the disease in its chronic form exists, we reach a level of knowledge on the subject chlose to the void. It's even harder here in France because the community of sick people is less important than in the US for instance, less people, less power, less impact.

---

Or vivre dans un corps de lymé est déjà une torture au quotidien, mais là où c'est plus dur c'est qu'en plus de subir cette torture nous devons nous justifier sans cesse car les gens ne comprennent pas, et c'est légitime, à quel point cette maladie suce tout de toi, ton psychique, elle le fou en l'air et accompagne sur son beau plateau doré des symptômes variés et invalidants; la dépression, la bipolarité, les troubles psychiatriques en tout genre, dépersonnalisation, déréalisation je ne cite que ce que l'infection provoque sur la chimie du cerveau et ce que c'est de vivre avec un système nerveux périphérique/central qui ne sait plus fonctionner tant c'est Bagdad là dedans. Dans ce lot tiré à la loterie on devient de plus en plus gâté "youpi" alors on passe aux symptômes neurologiques en tout genre, sensations de petites bêtes qui vous courent sous la peau, décharges électriques, brûlures intenses des muscles notamment dans les jambes, douleur aiguë ciblée type crampe ou coups de poignards n'est que le quotidien du lymé si bien que tenir debout sur ses guibolles devient parfois difficile, chaque nerf du corps s'enflamme, avoir l'impression que quelqu'un t'étrangle en continu et bien pire encore, le responsable de tout ça est le cerveau qui brûle, qui bouillonne qui compresse à cause de l'inflammation, je m'imagine souvent faire le rhinocéros et foncer tout droit dans un mur pour essayer de calmer la douleur.

However, living in a lyme body is a pure torture, but where it's the harder besides living this torture is that we always have to explain people and justify on our condition and people don't understand and it's understandable, to what extent this disease sucks everything out of you, your mental and physcal strenght and brings you its load of pleasant symptoms: depression, psy disorders, depersonalization, derealization, I'm just telling what the infection can do to your brain's ability to function and what it causes to your brain's chemistry and what it is like to live with a non functioning nervous system, it's like living in bagdad. Then you win another round in the lotery, with neurological symptoms where one can have seizures, weird feelings allover, pain everywhere, electrical shooting pains, numbness, tingling, paralysis, burning sensations, shortness of breath, burning head pressure, like you wish to be a rhinoceros and race into a wall just to alleviate the pain or at least stop the torture.

---

Les spasmes involontaires, les tremblements des mains, les organes qui prennent feu comme mon pauvre petit cœur, si bien que des fois il ne bat plus ou bat une fois de trop par ce qu'il ne reçoit plus les signaux correctement et montre son mécontentement. Je vous assures et ça vous vous l'imaginez; ça fait bizarre le cœur qui chaloupe. Et cette fatigue, cette fatigue que même un sommeil profond ne vous ôte pas. Cette fatigue que personne n'ayant pas vécu la même chose ne peut comprendre, vivre dans un corps de lymé pour moi c'est comme être littéralement coupé du monde réel, nous vivons dans une autre dimension nous autres. Celle du cerveau infesté. 

Quand je sors dehors c'est si rare je fais une célébration bras levés au ciel.

Unvolutary spasms, shaking, tremors, burning organs, heart palpitations, heart arythmias and finally this unrelenting fatigue, this fatigue that just doesn't wanna go away and stays even when you are having long night sleep. No one that never experienced this can ever understand. Living in a lyme body is literally like being in a paranormal world, another dimension. 

When I go out to do something it's such a celebration afterward:

---

Ça peut paraître un peut exagéré et pourtant non.

It could seems a little bit exagerated but honestly, it's not.

Ce fut mon unique jour dehors ce mois-ci et ce n'était pas une partie de plaisir, j'ai beaucoup pris sur moi. Garder le sourire même dans les pires souffrances n'est pas une chose aisé.

This was the unique time I went out this month and it wasn't all fun at all. I had to take upon myself a lot. Kept smiling even in the worse of suffering, it's not easy.

---

Alors pour en revenir à la solitude oui, ces troubles invivables du quotidien empêchent toute vie sociale et je ne connais pas un lymée qui ne se sente pas seul (ah si un, mais comme il me l'a expliqué il prend énormément sur lui pour continuer d'avoir des activité et une vie sociale, moi j'ai atteins le stade ou c'est impossible). Alors heureusement nous avons des  groupes de discussion entre malades car il n'y a que là qu'on se sent un minimum compris. On se "contente" de ça, mais chatter n'a jamais remplacé la visite de quelqu'un et voir la personne en face a face. J'ai été beaucoup déçue depuis le début de ma maladie par les soit disant amis qui depuis ne donne plus une nouvelle. Et si je mourrais demain, je ne serai alors regrettée de personne? Voilà ce qu'un malade se répète chaque jour. On a passé des années à partager des moments de bonheur, des moments sincères avec certaines personnes, cela part à la poubelle? Les souvenirs restent mais les amitiés restent-elles pour autant? Dur à dire quand la vie s'arrête pour l'un et doit continuer pour les autres. La déception et la tristesse est grande, la solitude n'en est que la finalité.

So, to comeback to solitude, all these hard-to-live-with symptoms on a daily basis prevent any social life and I don't know one lyme person that doesn't feel alone. Fortunately we have social groups online where we can talk and share our fears, lives and so on, and we feel understood. But talking online with someone isn't the same as having a real life face to face conversation. I've been disappointed a lot since I'm sick by what I thought were my "friends". I always think "and if I die tomorrow, would anyone regret me?". I know it's bad to think that but honestly who never thought that? When you spent years to talk to some people very often, share moments, just live life and made them be part of your life and suddenly they disappear when you're sick, it's just the worse. I think in order to get better we have to "let go". What I also mean by letting go is also "let people go. "

---

Commentaires

  1. Baghdad in my body, rhino butting his head against the wall all day, and especially "when one life stops for one and continues for others". All so relatable. Beautifully written my pretty french friend. <3

    RépondreSupprimer
  2. You have great metaphors :)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Articles les plus consultés