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5 grands moyens de traiter le SIBO = colonisation bactérienne chronique de l'intestin grêle

SIBO (Small intestinal bacterial overgrowth) en anglais, ou: Colonisation bactérienne de l'intestin grêle peut être une pathologie très frustrante et récalcitrante à traiter. J'ai d'ailleurs été moi même confrontée à la question ces dernières années en essayant différentes approches pour remédier à ma propre bataille contre un cas de SIBO à dominance méthane assez sévère.

En parcourant moi même le net j'ai effectué énormément de recherches pour essayé de compléter les conseils qui m'ont été donnés par des praticiens de santé. Il y a tellement de ressources intéressante disponibles concernant le SIBO, seulement il faut beaucoup de temps pour tout éplucher (sans mentionner l'endurance mentale) pour jauger et comprendre malgré les informations contradictoires.
Done j'ai pensé qu'il serait vraiment bien de partager les sites utiles et de bons articles pour vous aider dans votre voyage contre le SIBO. Voici donc 5 sites (anglais) que je lis régulièrement.

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Quand le monde continu de tourner, sans vous.

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Alors voilà, aujourd'hui je décide de faire un article franc, sans faux semblants, sur ce qui ce passe quand vous êtes brutalement éjecté du système par ce que vous êtes trop malade pour: -travailler -aller à l'école -sortir faire vos courses -participer à une vie sociale - participer à la vie tout court...

Tout d'abord vous allez tenter pendant un temps, coûte que coûte, en dépit de vos souffrances, d'essayer de garder une vie la plus normale possible, puis, très rapidement vous allez vous rendre compte que ce n'est juste pas possible, c'est un peu comme avoir 5 jobs en même temps, même pour un individu lambda, c'est mort. Demandez moi d'aller en courses et je vais avoir l'impression qu'on me demande de faire un Paris-Brest (la course de vélo, pas le gâteau hein, celui-ci non plus j'y ai pas droit) et je vais vraiment en chier comme une voleuse pour juste tenir dans la voiture sans me décrépir soudainement tel un chien qui vient de bouffer de la mort aux rats.

Ensuite, une fois la phase ou sortir normalement n'est plus une option pour vous, vous vous rendez compte que vous vous isolez de plus en plus socialement, c'est vrai, vous n'avez plus rien à raconter puisque votre vie c'est d'être dans cette prison dorée qu'est votre logement et vous ne voyez plus rien d'autre, donc comment tenir des conversations puisque vous n'avez jamais rien de neuf à raconter. Vous devenez lourd(e)s pour les gens, vous faites tout pour ne plus parler de vos souffrances et essayez d'innover avec, encore une fois un goût amer en vous, un sentiment de frustration intense. Vos amis vous rendent ensuite plus du tout visite, les messages, appels se font de plus en plus rares jusqu'au jour ou il n'y en a plus aucun. Vous êtes un poids pour votre famille, car vous dépendez d'eux financièrement, surtout avec une maladie pas reconnue ou vous n'êtes même pris en charge auprès des organismes de santé, donc pas de pension d'invalidité, pas de pas de chômage, pas de travail, zéro revenu, aucune reconnaissance de l'état, si vous n'avez pas votre famille, vous crevez!

Les gens commencent à être de plus en plus habitués à vous voir malade, à vous voir souffrir et cela ne les choque même plus. Vous vous sentez tristement de plus en plus seul(e)s. D'toute façon, y'a tellement de misère dans l'monde qu'une connaissance malade, bah c'est la vie quoi. On ignore, car la maladie nous fait peur, on a peur de s'imaginer que ça pourrait nous arriver, que ça pourrait arriver à quelqu'un qu'on aime. Comme dirait ma grand mère qui est aussi très malade, elle me sort ça en arabe et essaie de me traduire cette expression très parlante dans sa langue, peut être un peu moins en français, mais je trouve qu'elle a quand même beaucoup de sens alors je la cite: "y'a que celui qui a marché sur la braise qui sait ce que ça fait vraiment".

Dans toute cette tristesse, il y a quand même du positif à en tirer, vous réalisez qui compte vraiment, cela vous ouvre les yeux sur les relations humaines et comment vous êtes populaires ou soit disant aimés quand vous êtes attractifs et pas encore "périmé(e)s", puis le jour où vous n'avez plus rien à donner, où les gens n'ont plus rien à tirer de vous, tout fout l'camps! C'est vraiment la claque que vous prenez normalement quand vous avez une vie derrière vous et que vous faites le bilan, qui vous tombe dessus à 25,30,35... ans ou même parfois plus jeune et vous êtes forcés d'accepter, de mûrir et de réaliser ce qu'est la vie, quand vous ne pouvez plus y participer. Alors, outre ce cheminement intérieur qui vous fait prendre des décennies en quelques mois/années, sur la route, vous vous rendrez compte rapidement qu'il y a quand même de quoi s'accrocher, de quoi tenir, des lueurs d'espoir. Quand je parle de ces pépites, je pense aux bonnes personnes qui vous sont placées sur votre chemin, qui elles, en dépit de tout ça, ne prennent pas peur et restent à vos côtés. Ces pépites sont parfois là depuis le début, parfois se sont présentées après. Peu importe si c'était avant ou après car au final, ce qui compte c'est qu'elles soient là pas vrai? Dans cet élan de nostalgie, tristesse, émotions mélangées qui vous accablent, vous faites le tri intérieur et vous essayez de vous persuader que tout ça, ces combats, cette vie, ce monde, en valent vraiment la peine. Vous vous demanderez peut être un jour ou vous demandez peut être déjà qui compte pour vous, ou qui comptera, si vous deveniez moins attractif, moins passionnant, moins marrant, moins peut importe quoi, à cause des calottes qu'on se prend dans notre existence. Ne vous fourvoyez pas, bien souvent vous pouvez compter 90% des effectifs qui, sur le chemin, continueront leur route pour aller voir ailleurs si ce n'est pas plus intéressant, dans ce monde en constante/pleine/ parfois trop rapide expansion. Se recentrer sur les autres ou plutôt se décentrer de soi est un des nombreux antidotes à nos sociétés de plus en plus malades et qui souffrent. Au final ce n'est peut être pas pas simplement moi ni les autres qui sommes malades, c'est peut être le monde qui nous rappelle à l'ordre.

Pour terminer cet article bien simplement et efficacement, je vais citer Forrest Gump qui disait que: Maman disait toujours, « la vie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »

 

 

 

 

 

Quand le monde continu de tourner, sans vous.
Quand le monde continu de tourner, sans vous.
Quand le monde continu de tourner, sans vous.
Quand le monde continu de tourner, sans vous.
Quand le monde continu de tourner, sans vous.

Commentaires

  1. I love the quote from your Grandma! Also, looks like life gave us very similar chocolates... I'm glad to have to eat them with you at least <3

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  2. Aw! That's so heartwarming! As usual, thank YOU, for being my friend <3

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  3. Bel écrit et qui explique très bien ce que les gens malades vivent. Dans un article j ai lu . Lyme double peine, en lisant cet article je me dis Lyme triple preine..

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  4. c'est bien cette chambre verte dont je te parlais au tout début par rapport à mes flash ressenti.. tu te souviens?^^tu sais, je suis comme toi actuellement, et tu sais quoi, j'emmerde les gens, j'emmerde le système, oui j'ai la rage envers notre environnement, cette maladie, ce qu'elle fait de moi, mes pensées incontrôlables, mais je sais qu'on est des filles, les plus méritantes qui soient, des filles extraordinaires. On mérite un mieux être, puis un jour le respect. Je suis navrée de ne pas pouvoir être à la hauteur pour te soutenir, ou te remonter le moral entre lymées, je suis déjà en lutte avec moi même comme tu le sais mais saches que je t'aime bcp Sonnya comme Aurélie et que y'a pas une journée où je ne pense pas à vous et idéaliser un quotidien meilleur. En ce jour d'anniversaire ma Soso je t'embrasse fort fort fort et stp, essayes d'oublier malgré la douleur un instant un peu la maladie en te déconnectant des forums, en faisant quelque chose qui te plaise même si tu ne savoures pas à 100% fais le pour moi aussi...

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  5. C'est totalement ça! Mais nous avons le savoir, donc le pouvoir. Un jour la supercherie sur lyme et sa soit disant non existence remontera à la surface, il faut prendre action maintenant!

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  6. Je crois que tu as tout dit dans ton message, j'ai besoin d'une detox internet, de me recentrer sur les bonnes choses et de passer outre les déceptions. Merci pour ton soutiens :) On est extraordinaires de survivre comme on le fait, tu as raison, ainsi que tous les autres malades laissés pour compte!

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