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5 grands moyens de traiter le SIBO = colonisation bactérienne chronique de l'intestin grêle

SIBO (Small intestinal bacterial overgrowth) en anglais, ou: Colonisation bactérienne de l'intestin grêle peut être une pathologie très frustrante et récalcitrante à traiter. J'ai d'ailleurs été moi même confrontée à la question ces dernières années en essayant différentes approches pour remédier à ma propre bataille contre un cas de SIBO à dominance méthane assez sévère.

En parcourant moi même le net j'ai effectué énormément de recherches pour essayé de compléter les conseils qui m'ont été donnés par des praticiens de santé. Il y a tellement de ressources intéressante disponibles concernant le SIBO, seulement il faut beaucoup de temps pour tout éplucher (sans mentionner l'endurance mentale) pour jauger et comprendre malgré les informations contradictoires.
Done j'ai pensé qu'il serait vraiment bien de partager les sites utiles et de bons articles pour vous aider dans votre voyage contre le SIBO. Voici donc 5 sites (anglais) que je lis régulièrement.

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Fuck les faux semblants

Fuck les faux semblants

Que dire, si ce n'est que le titre de cet article résume un peu la situation? 

J'essaie de documenter un peu mon parcours aussi bien par écrit, que par photos ou autres supports, et ce soir en ayant fait un peu de ménage dans mes "fichiers" je me retrouve presque la larme à l'oeil. Pas la larme à l'oeil par ce que je suis nostalgique quand je vois les photos "d'avant", cette période est révolue, j'ai arrêté depuis longtemps de pleurer en voyant les vieilles photos de ma vie d'avant, et de ce visage qui ne transpirait pas la souffrance. Mais j'ai plutôt eu la larme à l'oeil en voyant ces moments que me rappelaient chaque image, chaque vidéo, ces souffrances cachées derrière des sourires, derrière tout un tas de mimiques automatisées et formées d'arrache pied pour répondre à la douleur par l'expression inverse, sourire quand j'ai mal, pleurer derrière les rideaux fermés quand le spectacle est terminé. 

Noël approche, c'est une période de "retrouvailles" pour tout le monde, et de joie et de bonheur pour la plupart, au delà des sonorités commerciales de la fête. Pour moi ça a toujours été le bonheur de se retrouver à table avec ma famille et rire aux éclats. Ce rendez vous je l'attends avec impatience par ce que je sais que même si je suis dans un état pitoyable et que tenir la soirée assise à table va être un calvaire, les blagues et l'humour l'emportera, les rires l'emporteront sur la douleur, l'instant de quelques minutes. 

Je sais que mes parents savent que je souffre, et que je n'ai plus besoin de le leur dire, même si des fois ça fait du bien de le dire, je ne tire plus aucun bénéfice que de me décharger de ce poids, puisque je n'aime pas les voir impuissants et tristes de la situation. Donc je m'efforce de tenir, pour eux, comme pour moi, car bien que j'atteigne souvent des stades limites ou ma rage, ma colère, ma tristesse, ma souffrance hurlent hors de mon corps, de façon expressive et physique, donc littéralement, au sens propre, BREF, je finis toujours par péter un câble, MAIS quand je m'efforce pas de tenir un certain moment et que je crise "avant l'heure", je me rend compte que c'est un état que mon corps n'a pas besoin d'expérimenter, car je m'épuise plus que tout à essayer de lutter lutter et encore lutter. La plupart du temps j'essaie de souffler et me dire "accepte tes douleurs, accepte qu'elles soient là et qu'elles fassent parti de toi, ne lutte pas... " mais il faut l'avouer, je ne suis pas surhumaine et je craque, souvent... 

Ces temps ci je suis en grosse rechute de symptômes, j'ai même presque l'impression de me retrouver au point de départ, dans les creux de l'enfer le plus profond au fin fond des ténèbres. Je ne saurais pas même vous décrire tellement il est impossible lorsqu'on est bien d'imaginer un tel degré de souffrances, et encore moins comment il est possible de "fonctionner", de se lever du lit, de manger, d'écrire des lignes sur un blog, lorsqu'on se sent comment je me sens à l'instant même ou j'écris ces lignes. C'est comme être enfermé dans un sarcophage rempli de piques en verre, de feu, qui se resserre sur vous, qui vous brûle de l'intérieur à petit feu, le tout en vous injectant un poison mortel, une sensation que la mort est imminente, ni plus ni moins. Quand j'ai commencé mes traitements je passais par des phases de convulsions de certaines parties de mon corps, des paralysies, des difficultés à parler, à respirer, à penser, à marcher, à me laver seule, à sentir toutes les parties de mon corps "s'électriser" via des brûlures, des piqûres, des sensations désagréables & étranges à travers tout le corps, fourmillements, pertes de sensibilités, troubles visuels et auditifs, hallucinoses auditives, pertes de notion du temps, de la réalité, de soi, d'identité, migraines intenses et intenables qui sont d'ailleurs très fréquentes avec un fond douloureux constant, douleurs musculaires, articulaires migratrices, palpitations cardiaques avec arythmies, tachycardies et la liste continue et continue et continue... Alors quand tout va bien dans votre vie, vous vous imaginez basculer là dedans en quelques jours? Personne n'est préparé à ça, et je dirais même plus, personne n'imagine que ceci peut exister.

Je ne blâme personne de ne pas comprendre ça, car tant qu'on ne l'a pas vécu, c'est incroyable, impensable, inimaginable, dénué de tout sens... Et ce que je souhaite par dessus tout serait que personne n'ai jamais a expérimenter ça, pas même mon pire ennemi. J'aimerais par contre que plus jamais personne ne dise que ça va aller avec la volonté, que en étant positif on peut largement améliorer son état, que de sortir plus donnera des forces, que l'envie vient en mangeant... ETC... Car vous vous imaginez vous, sur votre lit de mort, on vienne vous dire ce genre de choses, ou si vous étiez incapable de vous déplacer sans béquilles ou fauteuil roulant, que l'on vous dise "marche, ça va venir tu verras"... Qu'on dise à un cancéreux "aller vas travailler ta tumeur va partir!" C'est A-B-S-U-R-D-E

Je ne fais pas partie de ceux qui ont eu la maladie qui s'est installé petit à petit au fil des années, et qui n'a eu d'autre choix que de m'adapter tout en continuant ma vie, du mieux que je le pouvais. Non. Je fais partie de ceux qui n'ont rien vu venir, qui vivaient pleinement, à fond les moteurs, à 100 à l'heure, et qui se sont percuté un platane en plein milieu de la route!! Aie ça fait mal, quand tout va si vite! Pas le temps d'apprendre ce que ça fait de se prendre le platane, on rentre pas dedans tranquille à 10 à l'heure en le voyant arriver doucement, alors c'est OK de passer par des phases, d'inacceptation, d'incompréhension, de tristesse, de dépression etc.. dans de telles conditions. 

Tout ce que j'ai à dire c'est que jouer à superwoman en faisant mine de rien, en postant des photos tout sourire, des fois, ça fait chier.... On s'en brûle les ailes, non pas que j'ai des comptes à rendre à qui que ce soit, mais beaucoup de malades aimeraient tellement qu'une seule chose puisse refléter la souffrance et le calvaire qu'ils endurent sans AVOIR A SE JUSTIFIER sans cesse! C'est simple, les cancéreux perdent leurs cheveux avec la chimio, ils ont une voie centrale intraveineuse implantée dans leur torse, c'est VISIBLE. Un paraplégique a un fauteuil roulant, c'est VISIBLE... Nous malades chroniques invisibles, qu'est ce qu'on a? à part une gueule tout sourire à en faire douter plus d'un... C'est pas la joie, d'avoir cette impression de devoir sans cesse se justifier, de ressentir tant de torture dans son corps sans même être reconnu "souffrant" extrême!! Moi j'ai envie qu'on passe aux journaux télévisés, qu'on passe dans la presse locale, qu'il y ai des recherches, des événements, de l'argent pour faire avancer la reconnaissance et la recherche, mais nous tout ce qu'on a c'est du déni, des mensonges, mettre sous le tapis nos pathologies pour faire rapporter du fric à l'état & aux industries pharmaceutiques, nous laisser crever ainsi, devoir trouver des système D, E, F, demander des SOUS à ses connaissances pour nous aider sinon on s'engouffre dans un puis financier qui nous mène à la faillite ou à la mort! 

Je me sens tellement triste pour beaucoup de ne même pas avoir la possibilité de demander de l'aide, de ne pas avoir de soutiens familiale, c'est compréhensible de voir combien se suicident quand ils ont tout perdu, famille, couple, maison, travail, TOUT perdre et souffrir le martyr, ça mène directement à la case suicide... Soyons réalistes.

Malgré tout ça je continues de penser que de par ces atrocités, par ces souffrances, par ces obstacles incessants, on apprend sur soi plus que jamais. Jamais je n'aurais imaginé être si forte, jamais avant cette maladie de chien je n'aurais cru une seule seconde que j'allais m'accrocher et braver tout ça avec le mental que j'ai eu tout au long de ces deux dernières années. Ca aurait été impensable pour moi avant. Je pense que lorsque quelque chose de dramatique vous arrive dans la vie, vous n'avez plus le choix que de l'affronter. Et c'est là, dans ces moments les plus terribles, que l'ont prend pleine conscience de qui on est réellement, et de notre force la plus profonde.

Malgré tous ces apprentissages précieux, il y a des moments comme ce soir ou j'ose pour une fois dire que j'en ai vraiment marre et que je suis fatiguée. Que je suis ok avec ça, et que je laisse couler, que c'est une étape par laquelle je dois passer, que j'ai besoin d'évacuer ça hors de moi. Ces émotions sont présentes et on a pas à se le cacher, ce n'est ni une honte ni une tare, c'est réel et on ne doit pas se voiler la face. Alors que je n'ai personne à qui réellement parler puisque personne ne comprendrais réellement, puisque moi même je ne comprends pas tout, dans le fond, je parle alors ici, à ce blog, qui au fil des mois, devient mon vrai ami à qui je déverse tous mes ressentis, même les plus poisseux... lol Il en a de la chance dit donc!!

Je lis plusieurs autres blogs, de mes amies ou de personnes que je ne connais pas vraiment, et j'admire chaque type d'écriture, chaque vécu, chaque témoignages, les plus drôles car certaines tournent leur histoire en dérision et j'adore ça! Les plus scientifiques car d'autres arrivent à donner une dimension très physique et scientifique à ce qui se passe dans nos corps, les bactéries, les problèmes immunitaires, les problèmes génétiques, les cycles de vies des bactéries/parasites et j'en passe, tout ça, me passionne aussi car c'est grâce à toutes ces connaissances que nous nous forgeons des "armes" contre nos pathologies & qui nous permettent de lutter. Il y a aussi les blog les plus personnels qui ne font juste que relater le parcours de chacun(e)s en toute honnêteté et sans faux semblant, comme le titre de cet article l'indique. Puisque je n'ai pas forcément de style particulier ni d'idées brillantes pour faire graviter mes articles autour; je me contente d'écrire sans "jets d'essais", je tape sur le clavier comme les mots me viennent en tête, comme si je parlais à cette interface sur mon écran, et ça m'apporte entière satisfaction. C'est donc ici que je vous quitte, sans faux semblant, et je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles aventures............. 

Commentaires

  1. Comme je te comprends....courage ...

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  2. Alors pourquoi tu souris ?

    Tu rechutes au milieu d'un traitement ou en dehors de tout traitement ??

    Moi je "rechute" dès que j'arrête les antibios... et ce depuis 2005 =) Beau !!!

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    1. Mince, je suis désolée! Moi je rechute pour des causes X ou Y qui viennent s'ajouter au tableau... des infections virales, des infections intestinales etc.... !!! Le chemin est long! Courage

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